posté le 8 mars à 5h54 | mis à jour le 8 mars à 6h18 | affiché 4074 fois
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« C’est la meilleure opportunité pour la Guinée pour une élection libre et équitable depuis son indépendance » confie un haut diplomate américain.
Désormais il est officiel que les Guinéens en âge de voter se rendront le 27 juin prochain aux urnes pour élire de façon libre et transparente leur futur président. Un rendez-vous essentiel et déterminant pour le devenir politique et même économique du pays.
Conscient du rapport d’interdépendance qui existe entre démocratie et prospérité, le gouvernement américain se dit disponible à accompagner les nouvelles autorités guinéennes à réussir le pari.
Selon un haut responsable du State department (office des Affaires Etrangères), « les prochaines élections en Guinée représentent une opportunité historique de démontrer une détermination aux principes et valeurs démocratiques y compris transparence et liberté de choix ». Ainsi, bon nombre de Guinéens et observateurs estiment qu’avec une élection libre, crédible et transparente, le pays pourra amorcer la voie pour un progrès véritable et équitable au bénéfice de tous ses fils et filles. C’est en tout cas l’avis de ce haut diplomate américain qui a voulu s’exprimer sous couvert d’anonymat. « Elles (ndlr : les élections) jetteront les bases pour une gouvernance plus forte et une prospérité économique plus accrue », estime-t-il.
Sans doute, c’est la raison et le motif qui justifient la position des Etats-Unis qui, en « coordination étroite avec la communauté internationale, reprendra l’assistance électorale à la CENI (commission électorale nationale indépendante) et au gouvernement guinéen », indique le diplomate américain.
Les Etats-Unis (qui ont joué un rôle proactif aux cotés de la communauté internationale, l’Union Africaine et la CEDEAO), reconnaissent certes que l’Accord Politique de Ouagadougou traduit un « objectif ambitieux », mais « croient qu’il est critique d’organiser des élections crédibles le plutôt que possible ».
Fervent défenseur des principes et valeurs démocratiques, selon le haut responsable du Département d’Etat, les Etats-Unis estiment qu’ « il est temps pour des dirigeants civils élus et pour l’armée de se retirer de l’exercice du pouvoir ». A en croire le diplomate américain, son pays croit fermement que plus que jamais de par le passé, depuis son indépendance, le moment présent offre à la Guinée une meilleure opportunité pour des élections libres et équitables.
S’agissant du dernier rapport d’Amnesty International qui accuse les Etats-Unis, la France, la Chine et l’Afrique du Sud d’être en partie responsable du massacre du 28 septembre 2009 pour l’entrainement et la formation qu’ils apportent aux forces de défense et de sécurité guinéenne, le haut responsable du département d’Etat indique que le « respect et la protection des droits humains fondamentaux constituent des éléments clés de la politique étrangère des Etats-Unis. Comme tel, les programmes d’entrainement et de formation financés par les Etats-Unis dans le domaine de la sécurité comportent régulièrement une composante robuste des droits humains ».
Par ailleurs, il a une nouvelle fois indiqué que son pays a condamné et condamne les crimes commis le 28 septembre et saluent les efforts des organisations non gouvernementales de défense des droits de l’homme, comme Human Right Watch, qui ont fait des investigations crédibles et ont publié des rapports sans retard.
A la question de savoir à quant la traduction devant les tribunaux internationaux des auteurs présumés desdits crimes, le diplomate déclare que la question « est à adresser à la Cour Pénale Internationale, qui est une entité indépendante avec ses propres procédures et règlements ».
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Abdoulaye Berlus Diallo New York, USA 646.727.6968
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